Mon travail est de vendre, pas de deviner le prix du dollar toutes les 5 minutes.
Chaque matin, avant d'ouvrir le magasin, commence le rituel de la fatigue : vérifier le dollar. Mais lequel ? Celui du BCV que personne n'utilise ? Ou celui du P2P, qui se lève à un prix, à midi c'est un autre et le soir tu ne sais déjà plus ?
Mettre un prix sur un produit est devenu un pari. Si je le mets très "bon marché", aujourd'hui je vends, mais demain je ne réapprovisionne pas la marchandise. Si je l'ajuste au prix réel de réapprovisionnement, le client me regarde comme si j'étais le voleur, le spéculateur.