La croissance rapide des actifs numériques a conduit de nombreux musulmans à poser une question cruciale : les cryptomonnaies peuvent-elles être compatibles avec la loi islamique ? La réponse n'est pas un simple "halal" ou "haram". Cela dépend de la manière dont l'actif est structuré, de sa fonction et de son utilisation. Trois principes fondamentaux de la finance islamique guident cette évaluation : éviter le riba (intérêt), éviter le gharar excessif (incertitude) et éviter le maysir (jeu).
En pratique, les cryptomonnaies peuvent être considérées comme des marchandises numériques entièrement possédées par leurs détenteurs. Lorsqu'elles sont échangées sur une base au comptant—sans levier, marge, contrats à terme ou toute forme de contrat dérivé—le risque de riba est considérablement réduit. De nombreux organismes de fatwa contemporains considèrent les cryptomonnaies ayant une utilité claire, comme servant de moyen d'échange, comme potentiellement permises (mubah) lorsqu'elles sont traitées comme tout autre actif négociable.