Dilma Coin est considérée comme l'une des premières cryptomonnaies brésiliennes, lancée en 2014 comme une satire inspirée de l'alors présidente du Brésil, Dilma Rousseff. Annoncée sur le forum Bitcointalk le 23 mars 2014, elle a été présentée comme "la monnaie de la présidente" et avait un site officiel (aujourd'hui inactif). Le projet est né dans un contexte de manifestations au Brésil, pendant la Coupe du Monde, lorsque Dilma était la cible de critiques et d'injures, ce qui a apparemment motivé la création de cette cryptomonnaie comme une blague ou une expérience.

Techniquement, Dilma Coin était un fork du Bitcoin, utilisant un code ouvert et adapté avec quelques modifications. Elle avait une émission totale planifiée de 50.400.000 unités, et ses tokens étaient appelés "Dilminhas" (1 Dilminha = 0.00000001 DILMA ou HUE). Une vidéo sur YouTube de mai 2014, intitulée "Qu'est-ce que DilmaCoin ?", promouvait la monnaie comme une alternative plus accessible et démocratique au Bitcoin, avec un accent sur la facilitation des transactions et de l'exploitation minière. L'objectif déclaré incluait d'éduquer les Brésiliens sur les cryptomonnaies et d'inciter les développeurs à créer des applications avec cette technologie.

L'idée du nom viendrait de Rodrigo Silva, PDG de Blinktrade, lors d'une discussion dans un groupe Facebook, et le projet a été décrit comme quelque chose de simple, que n'importe quel programmeur pourrait reproduire en quelques heures. Malgré l'ambition d'être "dans la poche et sur l'ordinateur de tous les Brésiliens", Dilma Coin n'a pas décollé. En 2018, elle a été répertoriée comme une "monnaie morte" sur le site Dead Coins, et son dépôt sur GitHub, maintenu par des collaborateurs comme Guilherme Steimman et César Augusto (lié à Blinktrade), n'a pas reçu de mises à jour depuis des années.

Probablement née comme une blague entre collègues ou une expérience éducative, Dilma Coin reflète l'esprit initial des altcoins : un mélange d'humour, de critique sociale et de curiosité technologique. Aujourd'hui, elle reste comme une note de bas de page dans l'histoire des cryptomonnaies brésiliennes, rappelée plus par le contexte politique de l'époque que par un quelconque impact réel sur le marché.