La décision du Canada de traiter les stablecoins comme des valeurs mobilières freine l'innovation et la croissance du marché, poussant les leaders de l'industrie à demander un cadre plus flexible, axé sur le paiement.

Le statu quo des stablecoins au Canada : Un appel à la réforme réglementaire

Alors que les monnaies numériques redéfinissent les paiements mondiaux, le Canada reste sur la touche en classifiant les stablecoins — #cryptocurrencies adossés à des monnaies fiduciaires — comme des valeurs mobilières ou des dérivés. Contrairement aux #UnitedStates et à l'Union européenne, qui développent des règles dédiées pour traiter les stablecoins comme des instruments de paiement, l'approche axée sur les valeurs mobilières du Canada exige des dépôts de prospectus et une divulgation rigoureuse, un modèle mal adapté aux jetons transactionnels à haute vitesse.

Cette position réglementaire crée de l'incertitude pour les entreprises cherchant à utiliser des stablecoins dans le commerce quotidien. Les commerçants font face à des implications fiscales floues et à des obligations de conformité complexes, tandis que les startups ont du mal à sécuriser des partenariats bancaires. Le résultat est un paysage fragmenté où chaque province interprète les règles différemment, obligeant les émetteurs et les utilisateurs à naviguer dans un patchwork coûteux et chronophage de dépôts.

Les parties prenantes de l'industrie soutiennent que la posture conservatrice du Canada risque de pousser les innovateurs fintech vers des juridictions plus accueillantes. Au cours des derniers mois, de grandes entreprises de crypto-monnaies ont publiquement appelé à une stratégie nationale qui reconnaît les stablecoins comme des outils de paiement, et non comme des produits d'investissement. Elles demandent un processus de consultation inclusif, impliquant à la fois les régulateurs et les pionniers du secteur privé, pour élaborer des garde-fous équilibrés sans étouffer la croissance.

L'impact sur le marché est déjà évident. Plusieurs plateformes d'actifs numériques ont suspendu leurs lancements canadiens, citant l'ambiguïté réglementaire comme le principal obstacle. Pendant ce temps, les paiements transfrontaliers continuent d'entraîner des coûts plus élevés et des délais de règlement plus longs par rapport aux autres juridictions.

Pour rattraper son retard, les experts recommandent trois étapes clés : (1) Redéfinir légalement les stablecoins comme une catégorie distincte d'instruments de paiement numériques ; (2) Centraliser la supervision sous une seule autorité fédérale — comme la Banque de #Canada — pour garantir la cohérence ; et (3) Intégrer les stablecoins dans l'infrastructure de paiement existante, y compris les systèmes ferroviaires en temps réel du Canada. Avec ces réformes, le Canada pourrait débloquer des transactions plus rapides et moins chères et se rétablir en tant que leader fintech. Sans action, cependant, il risque de manquer la prochaine vague d'innovation en finance numérique.

#AltcoinDigest