Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a pris une position ferme contre les nouvelles réglementations numériques de l'Europe, envoyant un message clair : les États-Unis défendront leurs géants technologiques par tous les moyens nécessaires. Rubio a ordonné aux diplomates américains à travers l'Europe de s'opposer activement à la loi sur les services numériques (DSA), arguant qu'elle restreint la liberté d'expression et cible injustement les entreprises américaines.
Directive secrète, affrontement public
Selon un document obtenu par Reuters, Rubio a signé une directive le 4 août ordonnant aux ambassades américaines dans les États membres de l'UE de prendre des mesures contre la DSA. Les diplomates ont été instruits de contacter des responsables européens et de plaider pour des amendements - ou même l'abrogation - de certaines dispositions. Washington soutient que la législation impose des restrictions excessives sur le contenu et impose aux entreprises technologiques des obligations coûteuses.
La DSA sous le feu de Washington
La DSA, adoptée par l'UE plus tôt cette année, vise à renforcer la surveillance des grandes plateformes en ligne, notamment en ce qui concerne les discours de haine, la désinformation et le contenu illégal, y compris les matériaux d'abus sur les enfants. Cependant, les États-Unis estiment que la définition de la DSA concernant le « contenu illégal » est trop large et menace la parole politique et religieuse.
Rubio cherche à restreindre ces définitions, réduire les lourdes pénalités pour non-conformité, et remet en question le rôle des « flaggers de confiance » - des groupes autorisés à signaler du contenu problématique directement aux plateformes. Washington suggère également d'abolir le Code de pratique sur la désinformation, un cadre sous la DSA qu'il considère comme favorisant une censure excessive.
Instructions claires données aux diplomates américains
La directive charge les ambassades dans les 27 États membres de l'UE de mobiliser le soutien des gouvernements locaux et des parties prenantes pour soit réviser, soit supprimer la DSA. Les diplomates sont également instruits de surveiller les soi-disant « incidents de censure », y compris les arrestations, les poursuites judiciaires ou les suspensions en ligne impliquant des citoyens ou des entreprises américaines.
Le département d'État américain a refusé de commenter le rapport. Le bureau de la commissaire européenne à la technologie, Henna Virkkunen, n'a également pas répondu immédiatement.
Doctrine Trump : liberté d'expression d'abord
Donald Trump et son administration ont déclaré à plusieurs reprises qu'ils souhaitaient un internet libre de censure. Selon les États-Unis, la DSA contredit directement le premier amendement. En mars, le président de la Commission fédérale des communications des États-Unis a affirmé que la loi viole les traditions constitutionnelles américaines. Le vice-président J.D. Vance a accusé l'UE de réprimer les voix de droite, notamment l'AfD allemande, suscitant de vives critiques de la part des dirigeants européens.
Rubio est allé encore plus loin en introduisant des interdictions de visa en mai pour les fonctionnaires étrangers accusés de « censurer » des Américains en ligne. Il a également laissé entendre que les organes de régulation ciblant les entreprises américaines pourraient faire face à des conséquences.
Les géants technologiques américains craignent la censure
La position de Washington est soutenue par de grandes plateformes américaines. Meta (propriétaire de Facebook et Instagram) a averti que la DSA pourrait facilement glisser vers la censure. Elon Musk, propriétaire de X (anciennement Twitter), a également critiqué les politiques de modération de contenu de l'UE.
Alors que des entreprises comme Alphabet (Google) et Amazon sont restées relativement silencieuses, on croit largement qu'elles sont également significativement impactées par les exigences strictes de la DSA.
L'Europe refuse de céder
La Commission européenne reste ferme. Le porte-parole de la Commission, Thomas Regnier, a précédemment déclaré que la législation DSA et DMA ne fait pas partie des négociations commerciales avec les États-Unis. Selon l'UE, les lois ne visent pas spécifiquement les entreprises américaines mais sont nécessaires pour garantir la sécurité numérique, la transparence et la responsabilité des plateformes.
Il reste incertain de savoir si la pression diplomatique de Washington fera bouger les capitales de l'UE. Cependant, cela marque un affrontement transatlantique rare et public sur la manière de gouverner le monde en ligne - un affrontement qui pourrait façonner l'avenir de la réglementation technologique mondiale pour les années à venir.
#ElonMusk , #TechPolicy , #Eu , #Regulation , #TRUMP
Restez un pas en avant – suivez notre profil et restez informé sur tout ce qui est important dans le monde des cryptomonnaies !
Avis :
,,Les informations et les opinions présentées dans cet article sont uniquement destinées à des fins éducatives et ne doivent pas être interprétées comme des conseils en investissement dans aucune situation. Le contenu de ces pages ne doit pas être considéré comme un conseil financier, d'investissement ou sous toute autre forme. Nous mettons en garde contre le fait que l'investissement dans les cryptomonnaies peut être risqué et peut entraîner des pertes financières.

