Décision juridique : La plupart des tarifs jugés illégaux (mais toujours en place)

Une cour d'appel fédérale américaine a statué le 29 août 2025 que la grande majorité des vastes tarifs mondiaux de l'ancien président Trump étaient illégaux. La cour a statué qu'il avait dépassé son autorité en vertu de la Loi sur les pouvoirs économiques d'urgence internationaux (IEEPA) en imposant des tarifs larges sans autorisation explicite du Congrès, les tarifs étant un pouvoir réservé au Congrès, et non à l'exécutif.

Cependant, la décision de la cour n'interrompt pas immédiatement les tarifs ; ils restent en vigueur jusqu'au 14 octobre 2025, offrant à l'administration le temps de déposer un appel devant la Cour suprême des États-Unis.

La décision a réaffirmé une décision d'un tribunal inférieur de mai, qui avait également trouvé que Trump manquait d'autorité légale pour imposer des tarifs si larges. La cour d'appel maintient ce jugement, mais encore une fois, retarde l'application pour permettre un appel.

La décision de la cour a utilisé la "doctrine des questions majeures", un principe juridique que les tribunaux invoquent souvent lorsque des actions exécutives significatives manquent de soutien clair du Congrès.

Les tarifs affectés comprennent des tarifs “réciproques” variés adoptés en avril, ainsi que certains "tarifs de trafic" mis en œuvre plus tôt dans l'année.

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Développements et expansions des tarifs

Le 15 août, l'administration Trump a élargi les tarifs sur l'acier et l'aluminium pour couvrir plus de 400 lignes de produits supplémentaires. Cette expansion a suscité des avertissements de la part de grandes entreprises américaines comme Caterpillar concernant le fardeau financier.

Caterpillar estime que ses coûts liés aux tarifs pour le troisième trimestre pourraient atteindre 500 à 600 millions de dollars, significativement plus élevés que les projections antérieures. Pour l'année entière, la société s'attend désormais à des coûts liés aux tarifs compris entre 1,5 milliard et 1,8 milliard de dollars. Ils anticipent également un doublement potentiel de l'impact sur les bénéfices du quatrième trimestre à 200 millions de dollars.

Le 21 août, les États-Unis ont mis fin à l'exemption de minimis pour les petits colis, ce qui signifie que les envois sans droits de douane de moins de 800 $ ne sont plus exemptés. Au lieu de cela, les envois sont soumis à des tarifs réciproques ou à un tarif fixe (80–200 $) temporairement, perturbant le commerce électronique et entraînant des pauses d'expédition de la part des services postaux étrangers.

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Impacts mondiaux : Inde et au-delà

La situation a déclenché une crise commerciale et diplomatique avec l'Inde. Les États-Unis ont imposé un tarif réciproque de 25 %, puis ont ajouté une autre pénalité de 25 % liée aux importations de pétrole russe de l'Inde, portant le total des droits à 50 %, l'un des plus élevés jamais imposés à un partenaire.

L'Inde a dénoncé les tarifs comme injustes et contre-productifs, soulevant des préoccupations concernant les retombées stratégiques plus larges, notamment sur la coopération en matière de défense et les partenariats régionaux comme le Quad.

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Que vient-il ensuite ?

Les tarifs restent actifs jusqu'au 14 octobre, donnant à l'administration Trump le temps de faire appel devant la Cour suprême.

Une décision favorable pourrait cimenter la légalité des tarifs ; une décision défavorable pourrait forcer leur suppression et déclencher d'importantes conséquences financières, notamment si des réparations ou des remboursements sont ordonnés.

Pendant ce temps, les entreprises et les gouvernements étrangers font face à une pression économique croissante, suscitant des appels à la clarté du Congrès sur les pouvoirs tarifaires et l'autorité en matière de politique commerciale. #TrumpTariffs

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