Salut ! Donc, un véritable crypto-scandale est en train de se préparer en Pologne. Le gouvernement a décidé de "dompter" les actifs numériques, mais ils l'ont fait de manière si stricte que l'ensemble de l'industrie est en état de choc. Laissez-moi vous expliquer ce qui se passe.
Que s'est-il passé ?
Le parlement polonais (la Diète) a voté une nouvelle loi sur les crypto-actifs. Cela fait partie des règles européennes plus larges du MiCA qui doivent être mises en œuvre dans l'UE. Mais les Polonais semblent avoir créé leur propre version avec les sanctions les plus sévères de l'union.
Alors, quel est exactement le problème ?
Le problème n'est pas la régulation elle-même, mais comment ils veulent l'implémenter.
Une Licence ou la Prison. Maintenant, toute entreprise impliquée dans la crypto (échanges, portefeuilles, émetteurs) doit obtenir une licence de l'autorité de régulation de l'État (KNF). Et ils n'ont que 6 mois pour le faire. Mais la véritable peur réside dans la punition pour avoir opéré sans licence. Amendes allant jusqu'à 10 millions de zlotys (presque 3 millions de dollars) et jusqu'à 2 ans de prison. C'est ça, responsabilité pénale pour les activités crypto.
La Loi est un Monstre Bureaucratique. Le député d'opposition Janusz Kowalski l'a qualifiée de "118 pages de régulation excessive." Pour comparaison, les lois en Allemagne ou en République tchèque sont plus simples et plus directes. Il semble que la Pologne crée les conditions les plus insupportables pour elle-même dans l'UE.
Un Régulateur Qui Ne Peut Pas Suivre. C'est la contradiction clé. Le régulateur polonais, KNF, est le plus lent de l'UE. Comme le souligne le politicien Tomasz Mencel, l'examen d'une seule demande leur prend en moyenne 30 mois (2,5 ans !). Pourtant, en vertu de la nouvelle loi, les entreprises n'auront que 6 mois pour tout faire. C'est comme donner à quelqu'un 10 secondes pour courir un sprint de 100 mètres. Impossible !
C'est pourquoi tout le monde tire la sonnette d'alarme. Les critiques disent que cette loi ne ramènera pas l'ordre mais détruira simplement le marché légal de la cryptographie en Pologne. Les entreprises échoueront soit à obtenir une licence à temps, soit quitteront simplement le pays, effrayées par les lourdes amendes et les peines de prison.
Y a-t-il une lumière au bout du tunnel ?
Oui, l'intrigue n'est pas encore terminée. Le projet de loi va maintenant au Sénat, et il doit ensuite être signé par le président Karol Nawrocki.
Et voici la partie la plus intéressante ! Juste avant les élections, Nawrocki a fait quelques déclarations audacieuses. Il a écrit que "la Pologne devrait être un lieu d'innovation, pas de régulations," et a promis de lutter contre les "règles tyranniques" qui limitent la liberté.
Il se retrouve donc face à un choix : signer cette loi "tyrannique", comme beaucoup l'appellent, ou tenir sa promesse de campagne et y mettre son veto.
Que pensez-vous ? Le président tiendra-t-il sa promesse et défendra-t-il la communauté crypto, ou la machine politique l'emportera-t-elle, laissant la Pologne avec la loi sur les cryptomonnaies la plus sévère d'Europe ?
