📅 16 novembre | New York, États-Unis

La tension monte à nouveau dans l'affaire la plus controversée de l'écosystème crypto. Les procureurs fédéraux américains ont officiellement demandé au juge de ne pas acquitter Roman Storm, le développeur de Tornado Cash, le mixeur de cryptomonnaies accusé de faciliter le blanchiment d'argent à grande échelle. Selon CoinDesk, le gouvernement insiste sur le fait que Storm n'est pas un programmeur innocent pris dans une lutte politique : il est, selon eux, un acteur conscient qui a permis à des groupes criminels et à des entités sanctionnées de tirer parti du protocole pour cacher des milliards.

📖CoinDesk rapporte que les procureurs ont déposé un dossier énergique soutenant que le juge ne devrait pas acquitter Roman Storm des accusations auxquelles il fait face pour son rôle dans l'opération de Tornado Cash. La défense avait précédemment demandé un acquittement précoce, arguant que le gouvernement tente de criminaliser l'écriture de code et de punir un développeur pour des actions qu'il ne contrôlait pas directement. Mais la réponse du ministère de la Justice a été ferme : l'affaire, selon eux, n'est pas une question de code, mais de conduite.

Dans leur dossier, les procureurs ont insisté sur le fait que Roman Storm a joué un rôle actif dans la création et le maintien d'un système qui a « prévisiblement et de manière répétée » permis le blanchiment de fonds liés à des hackers soutenus par la Corée du Nord, y compris le groupe notoire Lazarus. Le gouvernement a soutenu que Tornado Cash n'était pas un simple protocole autonome : il incluait des éléments de contrôle, des mises à jour, des décisions de gouvernance et des opérations gérées directement par ses développeurs. Par conséquent, ils soutiennent que Roman Storm « savait exactement ce qu'il facilitait ».

La défense, pour sa part, soutient que le gouvernement réinterprète le fonctionnement du protocole pour correspondre à ses accusations. Les avocats de Roman Storm soulignent que Tornado Cash est un logiciel décentralisé, publié en open source, et que leur client n'avait pas la capacité d'empêcher des utilisateurs malveillants d'interagir avec. Ils ont tenté de faire rejeter les accusations par le juge avant le procès, mais les procureurs ont répondu qu'il y avait suffisamment de preuves pour aller de l'avant.

Cette affaire a suscité un débat profond dans tout l'écosystème crypto. Pour de nombreux analystes, l'avenir de la confidentialité sur la chaîne—et peut-être de tous les logiciels open-source liés à la cryptographie—est mis en procès avec l'affaire Tornado Cash. La position du gouvernement suggère que la publication d'outils pouvant être utilisés pour des crimes pourrait devenir une responsabilité criminelle, un précédent qui inquiète les développeurs, les universitaires et les militants des droits numériques.

CoinDesk note que l'affaire reste l'une des plus surveillées de l'année, surtout après qu'un des co-créateurs, Alexey Pertsev, a été condamné en Europe selon des normes différentes. Le sort de Roman Storm dépend maintenant de l'analyse du juge sur la question de savoir si le protocole constitue simplement un code ou si les procureurs peuvent prouver qu'il y avait une intention criminelle derrière sa conception et son maintien.

Opinion sur le sujet :

Il y a des inquiétudes selon lesquelles la criminalisation de l'open source crée un précédent qui limite sévèrement l'innovation et la recherche en matière de confidentialité. La responsabilité pénale devrait être basée sur des actions, pas sur des outils. Cependant, il est également clair que les gouvernements ne peuvent pas ignorer que des mélangeurs tels que Tornado Cash ont été utilisés pour des activités illicites.

💬 Pensez-vous que Roman Storm devrait être tenu responsable de la manière dont des tiers ont utilisé son code ?

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