Qu'est-ce que les courtes vidéos ont vraiment changé ?
Les courtes vidéos ne réduisent pas la difficulté d'apprentissage, mais elles empêchent votre cerveau de jamais entrer dans le mode de traitement approfondi nécessaire pour avoir une révélation.
Première étape : attention fragmentée → incapacité à maintenir une chaîne de réflexion suffisamment longue → tout apprentissage reste superficiel
Deuxième étape : plus le rythme des courtes vidéos est rapide → plus le cerveau devient impatient face aux informations lentes → dès qu'il voit un texte long, un problème technique ou un concept abstrait, il s'enfuit automatiquement
Troisième étape : le cerveau s'habitue à recevoir une récompense toutes les quelques secondes → la capacité à tolérer la satisfaction différée, essentielle pour l'apprentissage approfondi, diminue → lire, s'entraîner, raisonner deviennent des tâches pénibles
Quatrième étape : impossibilité de maintenir une réflexion en chaîne longue → incapacité à construire des modèles mentaux → même en apprenant beaucoup, on ne peut pas former une structure de compréhension soudaine
Ensuite, le cerveau entre dans un cercle vicieux : rencontrer une difficulté dans l'apprentissage → se sentir bloqué → avoir instinctivement envie de chercher une stimulation rapide pour atténuer l'inconfort → ouvrir des courtes vidéos → pic de dopamine → tolérance à l'apprentissage diminue davantage → plus facile de se sentir bloqué
Après plusieurs cycles, votre cerveau apprend une chose : dès que vous devez entrer dans une réflexion profonde, il amplifie à l'avance la pression pour vous pousser à fuir.
Autrement dit : les courtes vidéos ne résolvent pas le stress, mais offrent une fuite éphémère du stress, comme une anesthésie, jusqu'à ce que l'attention et l'énergie soient entièrement absorbées. À long terme, cela peut entraîner une détérioration de la fonction cognitive.