L'Italie est devenue l'un des premiers pays de l'UE à accélérer fortement la mise en œuvre du règlement sur les marchés des crypto-actifs (MiCAR). Un décret n° 218/2024 est entré en vigueur le 30 décembre 2024, prenant effet dès janvier 2025 : toutes les entreprises de cryptomonnaie opérant avec des résidents italiens (échanges, portefeuilles de garde, stablecoins, plateformes NFT) doivent obtenir une licence CASP (Fournisseur de services de crypto-actifs) dans un délai de 6 mois (jusqu'au 30 juin 2025) ou cesser leurs activités sur le territoire national.

L'organisme désigné est l'Organismo Agenti e Mediatori (OAM), qui tient déjà un registre public des VASP. L'amende pour non-conformité peut atteindre 10 millions d'euros ou 15 % du chiffre d'affaires annuel. Des exigences particulièrement strictes sont imposées aux émetteurs de stablecoins : réserves 1:1, audit mensuel, interdiction des tokens algorithmiques sans licence bancaire.

Au moment de décembre 2025, seulement 87 entreprises sur plus de 400 qui avaient précédemment opéré en Italie ont soumis des demandes de licence MiCAR. Binance, Crypto.com et Kraken ont déjà confirmé leur transition, tandis qu'un certain nombre de petits acteurs ont annoncé leur retrait du marché.

L'Italie teste en fait le scénario MiCAR le plus strict de l'UE. Si Rome ne tempère pas sa position, d'ici l'été 2026, plus de 70 % des petits services cryptographiques pourraient laisser les utilisateurs italiens.

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