3. Le retour de la QE ne signifie pas que les marchés vont exploser immédiatement

De nombreux investisseurs s'accrochent encore à une formule simple : une fois que la Fed arrête le QT et réintroduit la QE—ajoutant effectivement de la liquidité—les actifs à risque devraient immédiatement augmenter.

Mais l'histoire suggère le contraire. Lors du dernier cycle, le Bitcoin n'a pas augmenté lorsque la QE a repris. Sa première réaction a été une baisse, suivie d'une période de trading sans entrain. Ce n'est qu'après ce retard qu'une tendance haussière durable est apparue. Alors que nous nous dirigeons vers 2026—une année d'élections de mi-mandat qui porte souvent des connotations baissières—la configuration ressemble de plus en plus à celle de 2019 : des pics provoqués par des politiques qui s'estompent, et non une ligne droite vers le haut.

L'impact de la politique macroéconomique n'est jamais instantané. La liquidité met du temps à circuler à travers les marchés monétaires, les canaux de crédit, et les actifs à risque. Le récit "QE = course haussière immédiate" ignore ce processus de transmission et peut amener les investisseurs à se positionner prématurément—achetant au moment où l'optimisme atteint son paroxysme.

Comprendre le délai entre l'action politique et la réponse du marché est la clé pour éviter le piège classique : intégrer les nouvelles bien avant qu'elles ne deviennent réalité.

Dans un environnement où la liquidité est rare et lente, les actifs à risque exigent plus de patience, pas d'optimisme aveugle.