💡 Les grandes conclusions


1. Le ralentissement est réel (et révisé)


Bien que le nombre de +119 000 emplois pour septembre ait été une surprise positive par rapport aux attentes, il est crucial de regarder les révisions. Les gains d'emplois en juillet et août ont été révisés à la baisse de manière significative, entraînant 33 000 emplois de moins que ce qui avait été précédemment rapporté pour ces mois combinés. Cette révision à la baisse renforce la tendance générale d'un ralentissement de l'élan de l'embauche depuis le printemps.


2. Où sont les emplois (et où ne sont-ils pas)


La croissance de l'emploi est fortement concentrée dans des secteurs spécifiques :



  • ⬆️ Gagner : Soins de santé (+43 000), Services alimentaires et lieux de consommation (+37 000) et Assistance sociale (+14 000) ont continué à ajouter des emplois de manière régulière.


  • ⬇️ Perdre : Transport et entreposage (-25 000) et le gouvernement fédéral (-3 000) ont connu des pertes d'emplois. Le secteur manufacturier a également perdu 6 000 emplois.


3. Les travailleurs sont moins susceptibles de quitter ("Le Grand Reste")


L'enquête sur les offres d'emploi et le turnover du travail (JOLTS) pour octobre a montré que le nombre de personnes quittant leur emploi était peu changé dans l'ensemble, mais des baisses significatives des départs ont été observées dans des secteurs comme l'hébergement et les services alimentaires, ainsi que les soins de santé.



  • Signal : Un "taux de départ" plus bas est souvent un signe que les travailleurs se sentent moins confiants quant à leur capacité à trouver facilement un meilleur emploi ailleurs, suggérant un refroidissement de la demande de main-d'œuvre. Le marché du travail devient moins "hostile aux chercheurs d'emploi" et plus stable, mais avec moins de pouvoir pour les travailleurs de demander des augmentations de salaires importantes.


4. La marche sur la corde raide de la Fed


Avec le taux de chômage qui augmente légèrement (4,4 %) et la croissance des salaires qui se modère (3,8 % en glissement annuel), les hausses de taux de la Réserve fédérale semblent avoir l'effet souhaité de refroidir l'économie et de faire baisser l'inflation.


Le défi pour les décideurs est de naviguer dans ce ralentissement évident sans déclencher un ralentissement économique plus marqué. Le marché du travail marche sur une corde raide : ralentir suffisamment pour contrôler les prix, mais espérons que pas au point de provoquer une augmentation significative du chômage.


➡️ Votre meilleure prochaine étape


Le marché est clairement dans un état de transition. Que pensez-vous est la tendance la plus significative dans ce rapport : la concentration des recrutements dans le secteur de la santé, le ralentissement de la croissance des salaires ou les révisions à la baisse ?


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