La Chine vient de déclarer la guerre.
Pas avec des missiles. Avec des avocats.
« L'intérêt chinois au Venezuela sera protégé par la loi. »
Relisez cela. Pékin n'a pas menacé d'action militaire. Ils ont annoncé quelque chose de bien plus dangereux pour le pouvoir américain :
Ils vont rendre le changement de régime inassurable.
Voici ce que 99 % des analystes manquent :
Ce n'est pas une question de 19 milliards de dollars de prêts vénézuéliens.
Il s'agit de 1,3 TRILLION de dollars de dettes de la Ceinture et de la Route dans 150 pays.
Chaque dollar que la Chine a prêté à l'Afrique, à l'Asie, à l'Amérique latine, au Pacifique—tout cela est garanti par la même fiction juridique : que les dirigeants souverains peuvent signer des contrats que les gouvernements successeurs doivent honorer.
Les États-Unis viennent de kidnapper un président en exercice de sa chambre et l'ont fait voler à Manhattan.
Si ce précédent est maintenu, chaque prêt de la Ceinture et de la Route est un papier sans valeur. Chaque accord portuaire. Chaque chemin de fer. Chaque centrale électrique. Disparu.
Le ministère des Affaires étrangères chinois n'a pas émis de protestation.
Ils ont émis une déclaration de nécessité existentielle.
Ils VONT poursuivre l'arbitrage international. Ils VONT invoquer des traités d'investissement bilatéraux. Ils VONT porter cela devant chaque tribunal, de La Haye à Singapour. Ils VONT rendre le coût légal du changement de régime américain si catastrophique que le prochain président y réfléchira à deux fois.
Pas pour Maduro.
Pour toute l'architecture du prêt chinois à l'étranger.
Trump a dit à Fox : « Il n'y aura pas de problème avec Xi. »
Xi vient de répondre : Il y aura 10 000 avocats.
Regardez les 90 prochains jours.
Si la Chine réussit à faire respecter une seule réclamation contractuelle contre un gouvernement post-Maduro—juste une—ils ont établi que le changement de régime américain ne nullifie pas la dette chinoise.
Ce n'est pas une victoire pour le Venezuela.
C'est une restructuration du pouvoir mondial.
Le 21e siècle ne sera pas décidé par des porte-avions.
Il sera décidé par qui rédige les contrats.
Et qui peut les faire respecter après le coup.

