Décidément, la crypto française a de plus en plus de raisons de s’inquiéter ! Une affaire d’État grave vient encore semer le doute cette semaine : comment une employée du fisc a pu trahir sa mission pour servir les gangs de l’industrie.

Une espionne au sein du fisc ?

Alors que les agressions fusent visant des détenteurs de crypto, une affaire au cœur de l’administration fiscale révèle un niveau inédit d’infiltration criminelle. En juin 2025, une agente des impôts d’Île-de-France, nommée Ghalia C., a été mise en examen pour avoir transmis à des criminels des informations confidentielles issues des bases de données fiscales.

Selon le Parisien, la fonctionnaire consultait sans motif professionnel la base « Mira », réservée au traitement des dossiers fiscaux sensibles. Parmi les victimes potentielles figuraient des surveillants de prison, des personnalités publiques comme Vincent Bolloré, et plusieurs investisseurs en crypto identifiés comme cibles privilégiées d’extorsion. En échange de ces données, elle recevait des paiements via Western Union, un mode de transfert discret prisé dans les circuits illégaux.

L’affaire a éclaté lorsque l’adresse d’un gardien de prison, transmise par la fonctionnaire du fisc à un réseau criminel, a conduit à une violente agression. Les perquisitions menées chez la suspecte ont permis de retracer des flux financiers suspects et un historique de connexions frauduleuses. Lors de son audience menée lundi, l’accusée a avoué les faits, sans toutefois trahir l’identité des commanditaires.

Déjà condamnée pour trafic de stupéfiants avec des détenus, elle aurait également participé à des opérations similaires dans la région de Nancy, où d’autres intimidations de fonctionnaires ont été recensées. Les autorités redoutent désormais l’existence d’un réseau structuré exploitant les failles humaines des services de l’État.

Cette affaire survient dans un contexte d’inquiétante recrudescence des attaques ciblant les détenteurs de crypto-actifs. Le 5 janvier 2026, à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence), une femme a été violemment agressée à son domicile par trois hommes cagoulés. Les assaillants cherchaient à obtenir les codes d’accès au wallet appartenant à son compagnon.

Après avoir fouillé le logement et dérobé une clé USB contenant des informations liées aux actifs numériques, ils ont pris la fuite. La victime, parvenue à se libérer, a pu donner l’alerte.

Ces deux affaires tombent mal dans un contexte de déploiement du DAC8, qui permet au fisc d’obtenir toutes les transactions crypto locales automatiquement, et de renforcement de la loi MiCA pour de plus en plus de traçage. Cerise sur le gâteau : les données de certains clients de Ledger ont également fuité, rajoutant une couche de menace pour les détenteurs de cryptomonnaies. Mais dans un monde où même le fisc n’est plus fiable, avons-nous vraiment raison de continuer en ce sens ?