Les dirigeants et économistes de Goldman Sachs ont exprimé une vision nuancée, et parfois contradictoire, du marché du travail aux États-Unis, certains observant des signes préliminaires de stabilisation tandis que d'autres mettent en évidence des signes croissants de faiblesse, notamment en raison de la hausse des licenciements et de la stagnation de la création d'emplois.
Signes de stabilisation : Le 9 janvier 2026, Lindsay Rosner, responsable des investissements obligataires multisectoriels chez Goldman Sachs Asset Management, a suggéré que le marché du travail montre des signes préliminaires de stabilisation. Elle a noté qu'une amélioration récente du taux de chômage indiquait que la hausse précédente importante pourrait être due à des distorsions temporelles dans les données plutôt qu'à une faiblesse systémique. Cette vision suggère que la Réserve fédérale est susceptible de maintenir sa politique actuelle.
Signes de faiblesse : À l'inverse, d'autres rapports de recherche de Goldman Sachs ont constamment souligné des « signes croissants de faiblesse ». Les économistes Manuel Abecasis et Pierfrancesco Mei ont noté une forte augmentation des annonces de licenciements dans le secteur privé et des déclarations d'ajustement et de formation des travailleurs (WARN) au niveau des États atteignant des niveaux décennaux (hors pic lié à la pandémie). Ils estiment qu'une augmentation soutenue des licenciements est préoccupante, car les taux de recrutement actuels sont faibles, rendant difficile la recherche d'emploi pour les chômeurs.
« Pas un bon rapport » : Le chef économiste de Goldman Sachs, Jan Hatzius, a qualifié le rapport sur l'emploi de décembre de « certainement pas un bon rapport », en se basant sur des chiffres décevants en matière de création d'emplois et sur la possibilité de révisions à la baisse des données antérieures. Il a mentionné que la création moyenne mensuelle d'emplois ces derniers mois a été très faible, suggérant que le marché du travail se refroidit davantage que prévu.
« Croissance sans emploi » : Certains analystes ont mis en garde contre une éventuelle ère de « croissance sans emploi », où l'intelligence artificielle stimulerait la production économique (croissance du PIB) sans pour autant générer d'emplois, les entreprises se concentrant sur l'efficacité et la réduction des coûts.

