L'Italie a réclamé que Cloudflare censure mondialement tout site web dans les 30 minutes suivant une notification d'un cartel médiatique non élus.

Aucun juge. Aucun recours. Aucun droit de défense. Juste obéir.

Le PDG de Cloudflare a répondu en menaçant de retirer la protection contre les cybermenaces aux Jeux olympiques d'hiver, de retirer tous les serveurs de sol italien et d'annuler tous les investissements dans le pays.

Une entreprise technologique a dit à une nation du G7 : respectez les principes démocratiques ou organisez vos Jeux olympiques sans protection informatique.

Ce n'est pas une affaire de 17 millions de dollars d'amende. C'est une question de savoir si les régulateurs européens peuvent dicter ce que les Américains, les Canadiens, les Indiens, les Australiens, etc. voient en ligne.

L'Italie a prétendu avoir autorité sur Internet mondial grâce au résolveur DNS 1.1.1.1 de Cloudflare. Elle voulait une censure mondiale à la discrétion d'exécutifs médiatiques, sans aucune transparence.

Le PDG rencontre des responsables américains à Washington lundi. Ensuite, il rencontrera le CIO à Lausanne. JD Vance présente cela comme une question commerciale. Elon appelle cela une attaque contre la liberté d'expression.

Le modèle ancien : les nations régulent les entreprises.

La nouvelle réalité : l'infrastructure peut partir et prendre les Jeux olympiques en otage.

Nous venons de voir le moment où une entreprise a démontré plus de pouvoir qu'un État souverain. L'amende devait forcer la conformité. À la place, elle a déclenché une crise internationale avec les Jeux d'hiver comme otage.

L'Italie voulait contrôler Internet mondial.

Elle a obtenu un PDG qui construit une coalition transatlantique contre elle avant même de pouvoir publier un communiqué.

Les guerres pour la souveraineté d'Internet viennent juste de commencer. Et la première bataille a été remportée par l'entreprise, pas par le pays.

$BTC