
Dans une proposition visionnaire publiée début janvier 2026, le co-fondateur d'Ethereum, Vitalik Buterin, a dévoilé un plan directeur pour le "Souverain Web" – une réorganisation radicale de la manière dont l'identité numérique et la propriété des données fonctionnent sur Internet. Au-delà des simples transactions financières, Buterin affirme que l'Internet actuel est "fragmenté" par des intermédiaires centralisés et des graphes sociaux "isolés" qui privent les utilisateurs de leur autonomie. Sa solution ? Un protocole d'identité décentralisé de "couche 0" qui permet aux individus de transporter leur réputation, leurs accréditations et leurs liens sociaux sur n'importe quelle plateforme sans dépendre d'une entité corporative unique. Cette proposition marque un changement de focus d'Ethereum, passant d'un "ordinateur mondial" dédié aux finances à une "fondation mondiale" pour la souveraineté humaine.
I. La crise du féodalisme numérique : pourquoi nous avons besoin d'un web souverain
La proposition de Buterin aborde ce qu'il appelle le "féodalisme numérique", où des plateformes comme Meta, Google et X (anciennement Twitter) agissent comme des seigneurs sur les données des utilisateurs. Dans le modèle actuel, si un utilisateur est banni ou si une plateforme s'effondre, toute sa vie numérique – ses connexions, son historique et sa réputation – est effacée. Le web souverain vise à désolidariser la "couche d'identité" de la "couche d'application". En utilisant des identifiants décentralisés (DID) et des preuves à zéro connaissance (ZKPs), les utilisateurs posséderaient leur propre graphe social. Cela signifie que vous pourriez transférer votre "score de réputation" d'une application de médias sociaux décentralisée à une plateforme d'emploi ou à un vote de gouvernance dans une DAO, sans qu'aucun intermédiaire ne doive autoriser ce transfert.
II. Preuves à zéro connaissance : le moteur de la vérification centrée sur la vie privée
Un pilier fondamental du web souverain est l'adoption massive des preuves à zéro connaissance (ZKPs). Buterin imagine un monde où vous pouvez prouver votre citoyenneté, votre âge ou même vos qualifications professionnelles sans révéler votre identité réelle ou vos données sensibles sous-jacentes. Par exemple, un utilisateur pourrait prouver qu'il est "majeur" pour accéder à un service sans fournir sa date de naissance ni une pièce d'identité numérisée. Cette vérification "premièrement privée" est essentielle pour que le web souverain fonctionne à grande échelle, en garantissant que, bien que les utilisateurs soient souverains sur leurs données, ils soient également protégés contre la surveillance omniprésente qui caractérise le web moderne.
III. La révolution du "rétablissement social" : résoudre le problème de la clé perdue
L'un des principaux obstacles à l'identité décentralisée a toujours été le risque de perdre l'accès (le scénario de la "clé privée perdue"). La proposition de Vitalik insiste davantage sur le rétablissement social comme norme pour le web souverain. Au lieu d'une seule phrase de récupération, l'identité d'un utilisateur serait protégée par un réseau de "gardiens" : des amis, des membres de la famille ou même des services institutionnels de confiance. Si l'accès est perdu, une majorité de ces gardiens peuvent voter pour "réinitialiser" l'identité avec une nouvelle clé. Cela rend le web souverain aussi convivial qu'un système traditionnel de "mot de passe oublié", sans la vulnérabilité centrale d'une seule entreprise détenant la clé principale.
IV. Avis financier essentiel
Cette analyse a uniquement des fins informatives et éducatives et ne constitue pas un conseil financier, d'investissement ou juridique. La proposition de Vitalik Buterin sur le "web souverain" est un cadre conceptuel et technique, sans garantie de mouvements de prix spécifiques pour Ethereum (ETH) ou les jetons liés à son écosystème. La mise en œuvre de l'identité décentralisée (DID) et des preuves à zéro connaissance (ZKPs) implique une complexité technique importante et des risques potentiels de sécurité. Les cadres réglementaires concernant l'identité numérique sont encore en évolution à l'échelle mondiale et peuvent influencer la légalité ou l'adoption de tels systèmes. Effectuez toujours une recherche exhaustive (DYOR) et consultez un professionnel avant de prendre des décisions fondées sur les technologies blockchain émergentes.
Croyez-vous qu'un web souverain est la solution au "féodalisme numérique", ou les utilisateurs préféreront toujours la commodité des connexions Google et Meta ?


