#walrus $WAL
Morse (WAL) comme modèle structurel pour intégrer le stockage décentralisé avec la blockchain : une analyse technique des motivations et de la conception
L'expérience pratique des technologies blockchain montre que la décentralisation, sous sa forme courante, a longtemps été limitée au niveau des transactions financières, tandis que la gestion des données – en particulier en ce qui concerne le stockage et le traitement – est restée en dehors de ce cadre. Ce fossé structurel entre la valeur et les données a conduit à l'émergence d'un système hybride qui repose sur des réseaux décentralisés pour la vérification, mais qui est en réalité fondé sur des infrastructures de stockage centralisées ou semi-centralisées. Dans ce contexte, le projet Walrus se positionne comme une tentative technique de corriger ce défaut à sa racine, en réintégrant le stockage dans la logique même de la décentralisation.
Walrus part du principe que les données ne sont pas simplement un ajout aux applications décentralisées, mais un élément fondamental de leur architecture fonctionnelle et sécuritaire. Cette hypothèse conduit à une refonte du mécanisme de stockage afin qu'il s'aligne sur les principes de la blockchain tels que l'absence de confiance, la résistance à la censure et l'économie basée sur les incitations, plutôt que sur une gestion centralisée. Pour y parvenir, le protocole est conçu pour fonctionner sur le réseau Sui, qui propose un modèle de gestion d'état différent basé sur des objets numériques pouvant être traités en parallèle.
Le recours à Sui donne à Walrus un avantage technique clair en matière de scalabilité. Alors que les blockchains traditionnelles souffrent de goulets d'étranglement dus à l'exécution séquentielle, le modèle de traitement parallèle permet d'effectuer un grand nombre d'opérations de stockage et de récupération simultanément. Cela est crucial pour un protocole visant à gérer des données à grande échelle, où les performances deviennent un facteur décisif pour l'utilisabilité dans le monde réel, et non seulement une métrique théorique.
L'architecture de stockage de Walrus repose sur la fragmentation des données en unités petites et chiffrées, distribuées sur un réseau de nœuds indépendants. Aucun nœud n'a une copie complète des données, ni ne peut les reconstruire.

