Que ce soit le projet de rénovation de 2,5 milliards, ou les accusations selon lesquelles Paul ment, la logique derrière tout cela est en réalité très simple : le "Doyen" exerce une pression intense.
Son anxiété actuelle est gravée sur son visage, car après la démission de Powell à la présidence en mai de cette année, il pourrait tout à fait rester à la Réserve fédérale en profitant d'une faille réglementaire.
Le mécanisme de fonctionnement de la Réserve fédérale est très particulier : les membres du conseil ont un mandat de 14 ans, la présidence est renouvelée tous les 4 ans, mais le poste de membre du conseil de Powell ne prendra fin qu'en 2028.
C'est précisément ce qui inquiète le Doyen : si Powell démissionne seulement de la présidence tout en conservant son poste de membre du conseil, il deviendrait effectivement un empereur régnant, et même le nouveau président nommé par le Doyen serait probablement marginalisé lors des réunions, car la compétence et l'autorité de Powell sont indéniables, et tout le monde sait à qui obéir au sein de l'institution.
Cette situation a déjà eu lieu dans l'histoire : à l'ancien président qui a refusé de partir après sa démission, ce qui a finalement renforcé l'indépendance de la Réserve fédérale. Le Doyen craint que l'histoire ne se répète.
Cependant, cette fois-ci, ses plans sont probablement voués à l'échec. Powell a déjà réagi publiquement, relevant la question au niveau de l'indépendance de la Réserve fédérale. Il ne s'agit plus seulement d'une querelle personnelle. Le grand spectacle opposant le Doyen à la Réserve fédérale vient juste de commencer, et des fortes fluctuations sur les marchés sont déjà en cours.


